Traiter la dépression modérée, en une seule séance d’hypnothérapie

Cette méthode est appelé ‘La dépression dans un espace de conscience’ (DAS, en anglais), a récemment été développé dans une séquence d’interventions, et peut être fait dans un délai d’une seule session (Derks, 2016). Ce qui est typique pour cette approche DAS, c’est qu’elle vise la dépression, qui est issue d’une ou plusieurs intrusions semi-permanentes, dans le mental d’un patient. Ces intrusions sont souvent le résultat d’une dépression prolongée, et le problème devient trop difficile à gérer, pour la personne. Dans le DSM5, les symptômes seront classés entre ‘léger’ et ‘modéré’, et ce sont les types de dépression, les plus communs. Depuis trois décennies, nous pensons que les symptômes psychologiques sont le résultat de certaines ‘configurations’ dans l’espace mental du patient. Or, l’expérience clinique nous a plusieurs montré, que ces ‘intrusions’ dans l’espace mental, peuvent être en autre, des images de la vie ou de la mort, des représentations d’évènements traumatiques ou souvent ‘des nuages d’obscurité’. Des études de cas montrent que ces images mentales sombres réduisent ou bloquent le flux de perception, de cognition et d’émotion. Comme cela se produit au-delà du seuil de conscience, la personne reste avec un sentiment de tristesse et de misère, inexpliqué.

La méthode DAS
Quand la méthode DAS est appliquée, le thérapeute demande à son patient de se concentrer sur ses sentiments de dépression. Puis, on lui demande de voir ‘où’ se trouve ces sentiments dans l’espace, là où l’obscurité se faire ressentir. Dès qu’on peut situer ces images sombres dans la zone de l’espace donné, la thérapeute invite son client à les alléger, en suggérant que le soleil les éclaire. Puis, on demande au sujet de déplacer ces images au centre de l’attention. Cela donne au patient, un sentiment de réconfort. Cependant, cela n’est qu’une étape intermédiaire. Dès qu’on a modifié ces images sombres, par la taille, l’intensité, la localisation, le thérapeute demande au patient, d’explorer le problème caché derrière cette obscurité. Après plusieurs années d’étude à ce sujet, on s’est vite rendu compte, que les ‘intrus’ ou les images sombres, étaient des répressions d’un problème souvent difficile à gérer au quotidien, pour le patient. Attention, toutes les étapes données facilitent l’accès à ce problème réprimé, mais elles ne résolvent pas le problème.

Donc, le problème réprimé est identifié, on demande au client de le reformuler. Pour cela, on interroge le patient « Qu’avez-vous en votre possession, afin de résoudre ce problème ? ». Un thérapeute expérimenté sera capable de traduire un problème insolvable, pour lui ce sera une routine. C’est pourquoi dans cette étude, on ne s’intéresse qu’aux professionnels expérimentés. Les capacités insuffisantes de certaines personnes, qui parfois conduisent à la dépression, ont tendance à être fondamentales, et peuvent surpasser, ce que l’on considère généralement comme une partie normale de la constitution d’un être humain. C’est souvent la raison, pour laquelle, la plupart des gens abandonnent leurs efforts, car ils pensent que de s’en sortir, c’est au-delà de leurs moyens. Comme par exemple, pardonner à des criminels, ramener des morts à la vie, rencontrer Bruce Lee, vivre pour l’éternité…

Bandler et Grinder (1979) ont mis en place une méthode appelée « Le générateur d’un nouveau comportement ». Cette méthode a été inspirée de la théorie de l’apprentissage social, de Bandura (1962). Au cours des années, cette méthode s’est révélé être l’un des moyens les plus puissants, afin d’acquérir des capacités manquantes, sans autre forme d’éducation supplémentaire. L’étape cruciale de cette approche, est d’observer un modèle, qui a toutes ces capacités. Les patients sont invités à faire appel à leur imagination, afin de ‘créer’, de mettre en place, des personnes ayant toutes ces capacités. On leur demande de se mettre à la place du modèle et d’imaginer
posséder toutes ces capacités. Pour la plupart des cas, les patients concevront des entités surhumaines (anges, esprits, saints, pouvoir de la nature, héros, dieux…) qui auront ces capacités recherchées. Ainsi, ces nouvelles capacités devront correspondre à toutes les exigences du client, afin de résoudre les problèmes, qui ont été jugés comme insolvables. D’un point de vue de la psychiatrie transculturelle, l’utilisation des ressources surnaturelles est une pratique courante, dans toutes les traditions religieuses et chamaniques de guérison, avec des résultats miraculeux. Ainsi, afin d’aider les clients à mettre en place ces nouvelles capacités acquises, mais qui autrefois n’existaient pas, on les guide vers un âge plus jeune, afin de transférer ces capacités désirées, sur une image mentale de leur ‘jeune soi’, quand ils ont commencé à manquer de ces capacités.

La dernière étape de cette méthode, consiste à implémenter la rétrograde imaginaire de la capacité actuelle. La personne ne manquera plus de cette capacité, et l’aura avec elle, depuis son plus jeune âge. On peut utiliser la méthode de Bandler et de Grinder (1979) ‘Le changement de l’histoire personnel’ (Change personal history). Toutes les étapes ci-dessus, doivent être appliquées par un thérapeute expérimenté, qui a de bonnes compétences sur l’observation et les suggestions. Cependant, si le thérapeute est limité par une idéologie du ‘réalisme’, ne pourra pas appliquer cette approche de manière efficace. En d’autres termes, les croyances d’un thérapeute, ne doivent pas interférer avec les conceptions du patient. Puis, on teste les résultats, en demandant au client de réagir face à ses anciens symptômes de dépression, et d’explorer les intrusions restantes, leur emplacement et leur intensité, dans l’espace mental. S’il est difficile pour le client de retrouver ces états dépressifs, et que les restes d’images d’obscurités sont faciles à trouver, alors le résultat est positif. Dans une étude clinique faite à ce sujet, l’humeur des personnes restent positifs pendant plusieurs mois, jusqu’à parfois une année.

septembre 9

12:00

– 13:00

(1h)

Hall C

Dr. Lucas Derks